Brésiliens au Canada. Échanger les Havaianas pour les bottes d’hiver

En savoir plus sur les Brésiliens qui ont décidé de vivre au Canada.

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Traduit par Rosemary Baptista

En savoir plus sur les Brésiliens qui ont décidé de vivre au Canada

En 2011, un résident sur cinq au Canada était un immigrant. Selon les données officielles du gouvernement canadien publiées dans le Recensement de la Population en 2016, un peu plus de 40,000 de ces immigrants venaient du pays du la galette brésilienne connue comme « pastel » fourrée au fromage et avec le jus de canne à sucre. Parmi eux, il y a des résidents permanents, des résidents temporaires et des citoyens canadiens. Et où sont la plupart d’entre eux ? Selon les données publiées par Statistique Canada, l’Ontario est la province préférée des Brésiliens. Le Québec occupe la deuxième place, suivi de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.

Montréal, une des villes les plus multiculturelles au monde, est la principale destination des Brésiliens. Le profil des immigrés n’est pas toujours le même : certains viennent avec leur famille et leurs enfants, d’autres avec un conjoint et il y a encore ceux qui viennent seul, accompagnés uniquement de projets et de rêves.
Ce fut le cas de Weslley Novais, qui est à Montréal depuis quatre ans. “J’ai toujours voulu vivre à l’étranger, mais après avoir terminé mes études et commencé à travailler, il était difficile de tout lâcher et de m’aventurer”, dit-il. Après avoir appris le processus d’immigration, il a décidé de prendre le risque et de faire ses bagages. Il est déjà arrivé en tant que résident permanent. “Venir seul est encore plus difficile. Tu quittes ta famille et tu viens sans avoir beaucoup d’amis », se souvient-il. Mais les réalisations ont été nombreuses, professionnellement et personnellement. “Malgré le désir ardent, cela en valait la peine”, conclut-il.

Le parcours de Stella Carolina était différent : “Je suis au Canada depuis 12 ans. Je suis venu parce que j’avais une relation avec un Canadien et que nous avions des projets personnels communs. À l’époque, le processus d’immigration au Canada était simple et court », se souvient-elle. Comme presque tous les immigrants, le mal du pays, de la famille pèse le plus.

“Cela en valait-il la peine ? Professionnellement, cela valait la peine d’être venu, mais je n’ai toujours pas la conviction que sur le plan personnel l’échange était vraiment avantageux”

Si la famille occupe la première place parmi ceux qui manque à la maison, la nourriture suit en deuxième position. Truffes au chocolat brésilien, la galette brésilien connu comme « pastel » avec divers fourrages, le jus de canne à sucre, le cocktail national du brésil « caipirinha », plat national brésilien, ragoût de haricots noirs « feijoada « … Ce qui était autrefois banal est maintenant beaucoup plus difficile à trouver. À Montréal, Padoca est l’une des destinations préférées des Brésiliens. Vous y trouverez de la bien-aimée apéritif pané avec divers fourrages, qui ressemble à l’arancini italien, mais s’appelle « coxinha », un gâteau aux carottes enrobé de chocolat jusqu’à bien des options brésiliennes pour le déjeuner. Bouchées Brésil, Rodízio Brasil, Café Zezin et le restaurant Acajou font partie des autres options.

Pour ceux qui envisagent d’immigrer, les options varient. Les plus communs sont ceux qui arrivent en tant que résidents permanents et ceux qui viennent en tant qu’étudiants. C’est le cas de Lincoln Constantine, qui est à Montréal depuis quatre mois. Il est venu avec Isabella – il était étudiant et elle avait un visa de travail. Qui me manque ? “De ma famille, de mes amis et de la plage”, ajoute-t-il. Mais pour l’instant, le rêve est plus grand que le désir de rentrer à la maison : “Je veux finir mon cours et parler français couramment “, explique-t-il.


 « Ce projet a été rendu possible en partie grâce au gouvernement du Canada ».