Canada. Le premier choix des étudeants brésiliens

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e nombre de Brésiliens étudiant à l’étranger ne cesse d’augmenter d’année en année. Selon les données les plus récentes recueillies par l’Association des organismes d’échange et de tourisme brésiliens, BELTA, en 2017, plus de 300 personnes ont fait leurs valises et ont quitté le Brésil pour vivre de nouvelles expériences et apprendre de nouvelles compétences. Et pendant plus d’une décennie, leur destination préférée a été le Canada.

Le Canada détient 23 % des parts de ce marché et a reçu la quantité impressionnante de 70 000 étudiants brésiliens en 2017. Leur choix, tel que révélé par la recherche de Belta, est le résultat de plusieurs facteurs combinés. Un des facteurs importants est, bien sûr, le meilleur taux de change par rapport à d’autres devises, mais la décision finale soupèse aussi des facteurs comme le multiculturalisme du pays, l’accueil des étrangers, la sécurité en général, et la grande qualité de ses écoles. Mais, plus que tout le reste, la qualité de vie.

En effet, le Canada obtient souvent un score élevé dans de nombreux travaux de recherche comparative parmi les villes et les pays à travers le monde. Par exemple, dans la plus récente étude commandée par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Canada a été classé en 5e place, alors que le Brésil est apparu en 34e position.

AU-DELÀ DE L’APPRENTISSAGE DE L’ANGLAIS

La priorité des étudiants brésiliens demeure l’apprentissage de l’anglais, avec une diminution de leur intérêt pour les programmes d’échanges scolaires et une plus grande demande de certifications professionnelles des collèges, et de programmes de premier cycle, ainsi que des maîtrises et des doctorats.

Cette nouvelle tendance est facile à comprendre. D’un côté, il y a les gens à la recherche de moyens de se mettre en valeur dans le domaine très concurrentiel du marché du travail brésilien. De l’autre, le Canada dispose de neuf des 200 meilleures universités au monde, selon le prestigieux classement du Times Higher Education pour 2019.

En tête de liste, selon le cours, le Canada permet aux étudiants internationaux de travailler jusqu’à 20 heures par semaine, et leur offre la possibilité d’obtenir un permis spécial de séjour dans le pays, où nous trouvons l’indice d’immigration par habitant le plus élevé au monde, après avoir terminé leur programme d’études.

Bien que le Canada soit un pays bilingue, 80 % de tous les étudiants brésiliens viennent pour les cours d’anglais, en séjournant soit à Toronto ou à Vancouver. L’autre 20 % dont l’intérêt est le français, choisit Montréal en majorité, ou Québec. Mais il y a une nouvelle tendance très intéressante qui fait surface – la ville de Hamilton.

UN SECRET RÉVÉLÉ : LA VILLE DE HAMILTON

À seulement 68 km de Toronto, Hamilton est une ville de taille moyenne comptant un peu moins de 550 000 habitants. Mais comme elle accueille l’Université McMaster – la 4e meilleure université au Canada et la 77e meilleure au monde – ainsi que le réputé Mohawk College, la ville dégage une atmosphère internationale, intelligente et très animée avec toute une gamme de festivals, de manifestations culturelles et sportives (les matchs de soccer Pan Am ont tous été joués là!).

Et bien que Hamilton a un fort passé industriel, elle est une ville tout à fait verte. Avec Burlington, elle partage les gigantesques Jardins botaniques royaux, et offre la chance incroyable de voir des chevreuils se promener librement pendant l’hiver autour de Paradise Cootes, une zone située près du principal campus de l’Université McMaster.

Directement entre le lac Ontario et l’Escarpement du Niagara, Hamilton compte plus de 100 chutes accessibles aux visiteurs, avec de beaux sentiers adaptés pour les randonneurs, quel que soit leur niveau d’expérience. Tout cela, et vous n’êtes qu’à quelques kilomètres des chutes Niagara et de la production vinicole de sa péninsule.

D’autres faits saillants sur Hamilton sont son solide réseau d’hôpitaux et de médecins (un avantage collatéral du programme de médecine de McMaster) et la diversité de la population de la ville. Après tout, ce n’est pas facile de trouver un endroit au Canada où vous pouvez tout simplement sortir et retrouver le goût de la maison, acheter du kibbeh, des coxinhas, de l’huile de palme, de la farine de manioc, de la chayotte, du gombo et des baluchons de fromage congelés… Tout cela, sans oublier de souligner que de coût de la vie dans la ville est plus faible que dans toute autre métropole du pays.




 « Ce projet a été rendu possible en partie grâce au gouvernement du Canada ».