Projet pilote d’immigration agroalimentaire

Cet article a été élaboré avec le soutien du Conseil national de la presse ethnique et des médias du Canada, dans le cadre du programme Initiative de journalisme local (LJI), renforçant la voix des petites communautés lusophones dans les régions éloignées du Canada. Creative Common Attribution: CC par BrazilianWave.org

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Le gouvernement canadien présente le projet pilote d’immigration agroalimentaire

En raison des pénuries chroniques de main-d’œuvre dans le secteur agricole, une solution partielle connue sous le nom de Projet pilote d’immigration agroalimentaire a été introduite par le gouvernement fédéral du Canada.

Selon le site officiel du gouvernement

Le guide d’instructions complet, la liste de contrôle des documents et les formulaires seront disponibles en mars 2020. Étant donné que le sud de l’Ontario, en particulier la ville de Leamington, en Ontario, est une ville agricole célèbre pour ses serres et ses tomates et connue pour son programme de travailleurs migrants, ce sera un grand avantage pour ces travailleurs.

Le lundi 9 octobre 2017, dans un article intitulé “Leamington est en première ligne de l’essor des travailleurs migrants. Voici comment cela a changé “, dans le journal Star de Sara Mojtehedzadeh: journaliste de Travail et richesse, Nicholas Keung: journaliste d’immigration et Jim Rankin, journaliste de reportage, il a été déclaré que le maire John Paterson pensait que ces travailleurs agricoles temporaires, principalement du Mexique et les Caraïbes ont transformé l’économie de Leamington par le travail qu’ils fournissent et l’argent qu’ils dépensent dans la ville pour 15 millions de dollars par an.

Ce nouveau projet pilote, Agri-Food, offrira à ces travailleurs agricoles migrants une voie vers la résidence permanente au Canada et marque un nouveau départ pour les travailleurs étrangers qui ne satisfont pas aux exigences de rester au Canada dans le cadre des programmes d’immigration du Canada qui ont été conçus pour des professionnels qualifiés.

Le programme marque un nouveau départ pour les travailleurs agricoles étrangers qui, généralement avec peu de formation formelle, ont eu des possibilités limitées de rester au Canada pour ne pas avoir satisfait aux exigences des programmes d’immigration économique du pays conçus pour attirer des professionnels hautement qualifiés.

Pendant des décennies, les employeurs, les syndicats et les travailleurs migrants avaient approché le gouvernement canadien pour aider à légaliser leur statut de résident.

Ce pilote est ouvert à ceux qui travaillent toute l’année dans la transformation de la viande, la production de champignons et de cultures de serre et l’élevage de bétail. Cependant, pour être admissible à la résidence permanente, ils doivent avoir 12 mois d’expérience à temps plein dans ces domaines, suffisamment de compétences en anglais ou en français pour participer à de courtes conversations quotidiennes, un diplôme d’études secondaires et une offre d’emploi.

L’agriculture est une industrie importante car elle emploie un quart de notre population, elle fournit notre nourriture quotidienne et pour de nombreuses industries. L’agriculture est le commerce du Canada.

Après l’UE, les États-Unis, le Brésil et la Chine, le Canada est le cinquième exportateur mondial de produits agricoles et agroalimentaires. Le Canada exporte normalement 56 milliards de dollars par année en produits agricoles et agroalimentaires. En 2017, les exportations agricoles ont atteint un nouveau record, de 66,2 milliards de dollars.

Selon les statistiques fournies par L’ALECA, l’Alliance Canadienne du Commerce Agroalimentaire, le Canada exporte les produits suivants:

• la moitié de notre viande bovine / bovine

• 70% de nos graines de soja

• 70% de notre porc

• 75% de notre blé

• 90% de notre canola et

• 95% de nos impulsions

Plus de 90% des agriculteurs canadiens dépendent des exportations ainsi que 40% environ de notre secteur de la transformation des aliments.

Au cours des 10 dernières années, les exportations agricoles et agroalimentaires ont augmenté de 103% au cours de la même période et les recettes monétaires agricoles ont augmenté de 46%.

Les industries sont classées selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN). Les industries admissibles au projet pilote d’immigration agroalimentaire sont

• fabrication de produits de viande (SCIAN 3116)

• production en serre, en pépinière et en floriculture, y compris la production de champignons (SCIAN 1114)

• production animale, à l’exclusion de l’aquaculture (SCIAN 1121, 1122, 1123, 1124 ou 1129)

Pour la production en serre, en pépinière et en floriculture, y compris la production de champignons (SCIAN 1114), les emplois admissibles sont les suivants:

• CNP B 8252 – Surveillants d’exploitations agricoles et ouvriers spécialisés en élevage

• CNP C 8431 – Ouvriers agricoles / ouvrières agricoles

• CNP D 8611 – Manœuvres de récolte

Pour la production animale, à l’exclusion de l’aquaculture (SCIAN 1121, 1122, 1123, 1124 et 1129), les emplois admissibles sont:

• CNP B 8252 – Surveillants d’exploitations agricoles et ouvriers spécialisés en élevage

• CNP C 8431 – Ouvriers agricoles / ouvrières agricoles

Les conditions d’admissibilité dans le cadre de ce projet pilote de résidence permanente sont les suivantes:

• 12 mois d’expérience à temps plein dans ces domaines

• suffisamment de maîtrise de l’anglais ou du français pour participer à de courtes conversations quotidiennes,

• un diplôme d’études secondaires et une offre d’emploi

Plus de 500 000 travailleurs migrants travaillent avec un statut temporaire au Canada. La plupart de ces travailleurs migrants viennent du Mexique et de la Jamaïque, où le travail est rare et le niveau de vie plus bas qu’au Canada. Cependant, le pilote d’immigration agroalimentaire n’est pas seulement ouvert à ces 2 pays, mais à ceux qui remplissent les conditions d’éligibilité.

J’espère que ce programme sera un grand succès et résoudra bon nombre des problèmes auxquels sont confrontés les travailleurs migrants parrainés dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et du Programme des travailleurs agricoles saisonniers (SAWP) en raison de leur barrière linguistique, du risque d’être exploité et abusé. En raison de la précarité et du manque de soutien signalés, que cela donne également à ces travailleurs l’accès aux services qu’ils méritent au Canada.

Cet article a été élaboré avec le soutien du Conseil national de la presse ethnique et des médias du Canada, dans le cadre du programme Initiative de journalisme local (LJI), renforçant la voix des petites communautés lusophones dans les régions éloignées du Canada. Creative Common Attribution: CC par BrazilianWave.org