La Nouvelle-Écosse approuve une nouvelle loi sur le don d’organes

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Comparé à certains pays européens et même aux États-Unis, le taux de don d’organes au Canada est très faible. Le pays ne compte que 20,9 donateurs pour chaque million d’habitants. La situation est dramatique, car environ 4 500 personnes attendent un donateur viable. Avec la pandémie de coronavirus, il y a eu une diminution significative des dons d’organes dans le monde et, par conséquent, de nombreuses transplantations n’ont pas été effectuées. Lorsqu’ils sont consultés, 90% des Canadiens disent qu’ils appuient le don d’organes, mais dans la pratique, moins de 20% ont l’intention de faire un don. Les statistiques montrent qu’un seul donneur d’organe peut sauver jusqu’à 8 vies et qu’un donneur de tissus peut bénéficier jusqu’à 75 personnes.

Afin de sauver plus de vies et de rationaliser le processus de don, la province de la Nouvelle-Écosse vient d’adopter une nouvelle loi sur le don d’organes et de tissus. À compter du 18 janvier, le déménagement profitera aux sections locales qui font la queue pour une greffe et donnera le bon exemple pour l’ensemble du Canada.

Le principal changement dans la loi est le consentement tacite en tant que donneur, si une position contraire n’est pas enregistrée. Pour une décision consciente, les autorités suggèrent à chaque résident de la Nouvelle-Écosse de prendre les mesures suivantes:

– Décider. Essayez de vous renseigner sur le don d’organes.

– Se disputer. Parlez de votre décision aux personnes les plus proches de vous.

– S’inscrire. Apprenez à vous inscrire et à modifier votre décision en tant que donateur.

Toutes les personnes qui ne manifestent pas et qui sont éligibles seront considérées comme ayant consenti à donner leurs organes et tissus après leur décès. Les personnes âgées de 18 ans ou moins, les personnes incapables de décider et celles qui sont en Nouvelle-Écosse âgées de moins de 12 mois ne sont pas automatiquement considérées comme admissibles. Même si vous n’êtes pas éligible, une personne peut être donatrice si elle, ou quelqu’un en son nom, consent au don. Un jeune âgé de 16 ans ou plus, par exemple, peut manifester sa volonté d’être donneur en renouvelant sa carte Santé.

Le système, maintenant mis en œuvre en Nouvelle-Écosse et connu sous le nom de «consentement présumé», est adopté dans plusieurs pays. Ce modèle est en vigueur en Espagne depuis 1979, étant le premier pays de transplantation d’organes au monde avec un taux de 43,4 donneurs pour chaque million de personnes. Des pays comme la France, la Belgique, la Norvège, les Pays-Bas et l’Autriche ont également une législation similaire.

Au Brésil, il n’est pas nécessaire de laisser des documents pour être donateur, mais il est nécessaire d’informer la famille de votre désir. La famille autorise et documente la libération de l’organe. Bien qu’il y ait plus de 50 projets en cours d’analyse à la Chambre fédérale, la loi brésilienne exige toujours l’autorisation du conjoint ou d’un parent majeur pour le prélèvement de tissus, d’organes ou de parties du corps de la personne décédée. Le gros problème est que 40% des familles n’autorisent pas le don et le résultat est que plus de 50 000 Brésiliens attendent une greffe.

De plus amples renseignements sur la nouvelle loi sur le don d’organes de la Nouvelle-Écosse à http://www.nshealth.ca/legacy-life